Le Droit
Avec un sentiment de confiance retrouvée en leurs finances, plus de Canadiens prévoient faire le grand saut et accéder à la propriété au cours des deux prochaines années.
D'après un sondage commandité par la Compagnie d'assurance d'hypothèques Genworth Financial Canada en collaboration avec la Canadian Association of Credit Counselling Services, il y a eu une augmentation importante du nombre de personnes qui prévoient acheter leur première maison, car elles sont passées de 6 % en 2010 à 11 % en 2011.
Le sondage annuel évalue les niveaux de santé financière des Canadiens, ainsi que leurs opinions sur la propriété. Parmi les Canadiens qui envisagent l'achat d'une première maison dans les deux prochaines années, les groupes les plus susceptibles de faire le pas comprennent les moins de 35 ans (14 %), les parents (12 %) et ceux dont le revenu annuel s'étend de 75 000 $ à 99 000 $ (11 %).
« Les Canadiens reconnaissent qu'une des meilleures mesures de sécurité financière est la possession d'une maison », explique Debbie McPherson, Première vice-présidente, Ventes et marketing de Genworth FinancialCanada. La confiance en leurs finances a aussi pour effet que les gens se préoccupent plus de la génération montante : une vaste majorité des personnes sondées considéraient qu'il fallait enseigner les finances aux enfants à l'école (95 %).
« Nous sommes une nation qui désire que ses enfants apprennent l'importante leçon de la prudence avec l'argent, afin qu'ils puissent jouir un jour de la sécurité financière et posséder leur propre maison, poursuit Henrietta Ross, chef de la direction de la CACCS. Avant d'acheter sa première maison, il faut d'abord mettre ses finances en ordre et apprendre à les garder en ordre. »
Marché fragmenté
Par ailleurs, le marché de l'habitation au Canada est en voie de devenir très fragmenté et multidimensionnel, ce qui fait que les mesures traditionnelles, telles que le prix moyen, permettent de moins en moins d'évaluer adéquatement la santé de ce secteur, peut-on lire dans un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC inc.
« En jetant un coup d'oeil à des mesures courantes, comme le ratio prix-loyers ou le ratio prix-revenus, on pourrait être tenté de conclure que le marché de l'habitation se trouve déjà en situation de bulle immobilière et qu'un effondrement très important est inévitable », écrit Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la Banque CIBC, dans la plus récente édition de son rapport Portrait des consommateurs canadiens.
« Aussi tentante qu'elle soit, cette conclusion est probablement erronée. À ce stade du cycle du marché immobilier canadien, les données moyennes peuvent être très trompeuses. La réalité ressort de l'observation de renseignements détaillés, lesquels tracent un tableau qui, bien qu'encore assez sombre, est beaucoup moins alarmant. » En excluant Vancouver et Toronto, la hausse du prix moyen des maisons est de 3,7 %.

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